15 octobre 2007
E1000 BOUCLE LE TOUR
Paradoxalement, l’avion pour revenir en Belgique a pris le même chemin que j’aurais pris si l’alignement des astres et la rotation des phases de la lune avaient été plus favorables.
Après la traversée de la méditerranée via la Crête, l’avion est passé près d’Athènes pour remonter la Grèce tout le long de la cote méditerranéenne avant de joindre la Mer Adriatique et de longer la cotes par Dubrovnik, Split, Zadar, tout cela en Croatie.
Oui, Achille, je suis bien passé à Zadar comme tu me l’avais si bien recommandé mais au-dessus et c’était un peu trop haut pour sauter en bas, d’autant que je me suis déjà fracturé l’astragale du pied droit en tombant seulement du haut d’une charretée de paille à la «Brest», juste à coté de ton champs que tu avais encore semé à la main récemment, te rappelles-tu ?
Mais revenons à l’avion qui a ensuite foncé sur le Nord de l’Italie afin de prendre assez d’élan pour la traversée des Alpes.
Et je dois avouer que le franchissement des Alpes ne fut pas un problème car l’avion a toujours eu la bonne idée de rester au-dessus tout comme les passagers à qui on n’avait même pas demande leur avis.
Strasbourg n’était bien plus loin d’ailleurs et j‘ai pu également reconnaître Heidelberg et Coblence avec beaucoup de nostalgie.
Enfin, pour ne pas rater la Belgique, l’avion a déjà du commencer à descendre et à décélérer surtout.
Et c’est ainsi que j’ai pu apercevoir mais de très loin encore, Fouches, mon point de départ, avec le tas de fumier comme balise organique de référence.
Je n’ai pas vu les poules picorer tout autour et manifester leur joie de me revoir mais vus la distance et mon degré de myopie avancé cela est peut être tout à fait normal.
Je viens donc de fermer la boucle de mon voyage à vélo mais en avion.
Ce dernier n’a pas voulu malheureusement atterrir dans mon champ situé derrière le pont du chemin de fer.
Et pourtant, juste avant mon départ, je l’avais encore spécialement aménagé mais à quel prix, le tribunal vous le dira, en nivelant quelque peu les zones humides et en empêchant aux haies de devenir trop encombrantes.
De plus, la place n’était pas un problème non plus puisque mon frère avait encore acquis des parcelles assurant un atterrissage sans problème avec nul besoin pour l’avion d’aller s’échouer dans celui du même Achille, trop accidenté d’ailleurs (le terrain et non Achille qui ne reste accidenté que par la goutte.
Et ce n’est pas Christian, le dernier rescapé, qui ira me contredire au sujet de la morphologie du terrain de l’Achille.
Plus qu’un terrain d’aviation, il est plutôt voué à devenir un grand centre sportif de référence européenne privilégiant les sports d’escalade sur ses nombreuses hauteurs et de « canoeing » dans ses profondeurs ou coule la Bierbach, premier cours d’eau rencontré au cours de ma pérégrination cycliste, vous rappelez-vous?.
Ainsi, le tour est bien bouclé!
E1000
13 octobre 2007
E1000 QUITTE L'AFRIQUE MAIS NON SANS REGRETS
Les studios de cinéma « Les pyramides » situés dans le quartier Giza du Caire m’ont supplié de jouer encore une dernière fois dans le film « The night of a baby doll » durant toute la nuit juste avant mon départ en avion pour la Belgique.
Pendant le mois du ramadan, les studios d’enregistrement ne travaillent, en effet, que pendant la nuit.
Aussi, ce dimanche matin, 7 octobre 2007, j’ai tout juste eu le temps de revenir à l’hôtel situé au centre-ville pour prendre une douche et récupérer les bagages.
Je les ai vite accrochés au vélo et je me suis tout aussi vite enfoui avec ce dernier vers l’aéroport international du Caire, situe à près de 25 kilomètres
J’ai quand même salué et remercié en toute vitesse ma famille d’accueil du Caire, qui avec une larme dans le fond de l’œil, va voir partir, à vélo, pour la première fois de leur expérience dans cet hôtel, un de leurs clients, vers l’aéroport.
Me voici donc lancé dans un dernier « salom cycliste » à travers les rues du Caire qui, heureusement, n’étaient pas encore fortement encombrées à cette heure.
Et après une cavalcade d’une heure et demie, j’ai enfin rejoint l’aéroport sous l’œil étonné de la police lorsqu’elle m’a vu arriver avec le vélo.
Je suis bien passé devant le palace à Héliopolis ressemblant à un temple hindou et qui a été construit par un ancêtre belge, Edouard Empain devenu baron grâce aux français qui lui ont témoigné leur gratitude pour avoir été à l’origine, entre autre, du métro parisien.
Comme une fleur, je suis passé à travers les maillons du contrôle à l’aéroport, le vélo a également du passer par la table du scanner.
Après, j’ai du dégonfler les pneus pour ne pas faire exploser l’avion en plein vol.
Ce dégonflage aura malheureusement des répercussions personnelles néfastes dans la suite, l’avion n’explosera pas mais la chambre à air bien.
En théorie, suivant les consignes du transporteur clairement mentionnées au moment de la réservation en ligne, j’aurais du également démonter la roue avant du vélo ainsi que les pédales, le guidon aurait du être devisse et être aligne dans l’axe du cadre du vélo. Le tout devrait être soigneusement enveloppé dans une boite avant d’être déposé au guichet d’enregistrement à l’aéroport.
Mais ici nous sommes toujours en Egypte qui fait toujours bien partie de l’Afrique heureusement.
Lorsque j’étais venu me renseigner à l’aéroport quelques semaines auparavant, le responsable local de Jetairfly, la compagnie aérienne belge, m’avait bien expliqué en anglais: amenez votre vélo tel quel et nous, on s’occupera du reste, ne vous inquiétez surtout pas, le jeu ne vaut pas la chandelle.
Cette philosophie reste bien l’apanage de l’Afrique et beaucoup de pays, si pas des continents, pourraient en prendre de la graine pour faciliter de quelque peu la vie aux pauvres hères de cette humanité.
Comment voulez-vous, en effet, venir en vélo à l’aéroport, si ce dernier, le vélo et non l’aéroport, devrait être mis dans une boite spéciale?
Peut-être avec une boite sur la tête, us et coutumes que l’on trouve encore justement bien en Afrique.
Dernier contrôle avant l’embarquement et le scanneur détecte cette fois un canif dans mes bagages à mains.
Alerte générale, un terroriste potentiel est prêt à embarquer.
Le résultat est que lui peut embarquer mais le sac contenant le canif doit prendre la direction des soutes à bagages de l'avion.
Grâce au canif, je suis devenu totalement libre, je n’ai plus de bagages à trimballer avec moi.
Et c’est donc léger comme une plume que je m’installe dans l’avion mais manque de bol, mon voisin de gauche est celui qui présente le plus d’embonpoint parmi tous les passagers de l’avion.
Et oui, que voulez-vous, avec 99 euros, on ne peut pas tout avoir mais on peut tout de même rêver d’avoir la plus jolie des hôtesses sur les genoux.
Mais mon rêve tourne plutôt au cauchemar non pas à cause de l’indisponibilité de l’hôtesse mais bien à cause de mon voisin qui occupe plus deux places qu’une.
Et chaque fois qu’il bouge un peu, je suis pratiquement éjecte de mon siège.
Je comprends maintenant un peu mieux ce à quoi servent les ceintures de sécurité à bord d’un avion.
Pour être un peu plus à l’aise, je passe aux toilettes pour m’alléger quelque peu.
Et que diable, je tombe sur le couple le plus fin et le plus sympathique à bord de l’avion qui a malgré tout pu prendre de l’altitude depuis tout ce temps.
Devinez donc un peu une fois où j’avais déjà rencontre ce jeune couple belge, Sabine et Ken ?
Dans le fameux hôtel sultan palace au Caire, bien sur, a 1,50 euro par jour, eau chaude pendant 24 heures, cuisine équipée à libre disposition et une ambiance familiale conviviale assurée, du moins pendant 12 heures.
Et Ken était sous mes ordres dans le film ou nous avons joue ensemble, il était un simple plouc et moi j’étais simplement un général de l’armée anglaise.
Mais les temps ont bien changé puisque chacun d’entre nous a rétrogradé au rang de simple passager à bord de ce vol.
Et le comble est qu’une place dans l’avion était encore libre à cote de ce couple fin et sympa. Mais plus pour longtemps puisqu’ils me proposent automatiquement de venir les rejoindre.
C’est donc décoincé et bien entouré cette fois que j’effectue mon retour en Belgique ou bien des surprises m’attendent encore.
Mais en attendant, il n’y a toujours pas d’hôtesse disponible pour mes genoux et Bruxelles est dejà sous mes pieds.
03 octobre 2007
E1000 AU CAIRE, OUI MAIS A VELO
Quoi de plus naturel, me direz-vous, de se retrouver au Caire apres
* 1 traversee sans panache du desert du Sinai ou Moise reste bien seul maitre a bord,
* 1 ballade sans probleme le long du canal depuis Suez jusqu'a Port Said ou le canal se prolonge dans la Mediterrannee meme si Lesseps se retrouve decapite sur son socle situe a l'embouchure,
* 1 randonnee sans ennui a travers les meandres du Delta du Nil avec comme expert un ami cycliste egyptien Ahmed le temeraire et probablement l'unique,
* une recherche sans succes de la pierre de Rosette a Rosetta sous l' impulsion psychologique de Champollion decu de savoir que cette derniere se retrouve finalement a Londres,
* un passage oblige au temple de la radiation culturelle de la connaissance universelle a Alexandrie sous l'oeil soucieux de son fondateur dont vous allez certainement retrouver son nom sans oublier de me le dire.
Mais maintenant se retrouver au Caire en velo, au depart de Fouches, voila encore une autre dimension que memes les pyramides millenaires de Giza avaient encore oublie de donner a cette ville peuplee maintenant de deux fois la population de la Belgique.
Et pourtant dans cette ville ou les feux de la circulation fonctionnent a l'envers, tout est rendu possible et l'impossible est laissee aux personnes qui n'osent pas franchir l'infranchissable.
Les feux rouges sont en effet verts car la densite du traffic est telle qu'il est impossible de bouger de toute facon.
Et les feux verts sont rouges car le fait d'etre coince en est bien la consequence.
Les rues du Caire comprennent plus de files de voitures que la largueur le permet. Aussi, il n'est pas rare de se retrouver en velo sur le trottoir. De toute facon, vu le monde et vu que les voitures sont souvent a cheval sur l'accotement si ces dernieres n'y sont pas simplement stationnees, personne mais alors personne, ni-meme la police ne voit de difference et ainsi vous passez comme inapercu, tout en continuant votre brin de chemin sur le trottoir.
Aie, un carrefour, mais non, plus de peur que de mal, vous traversez en swinguant entre les vehicules car ces derniers se trouvent de toute facon bloques quelle que soit la couleur du feu de la circulation mais qui avancent tout de meme par sursaut si un espace vital se libere entre deux vehicules et ceci toujours quelle que soit la couleur du feu, evidemment, rappelez-vous?
Il faut quand meme faire attention de ne pas renverser trop de pietons qui ont la meme idee de traverser au meme moment en jouant au jeu de la poule qui essaie de traverser sans se faire ecraser.
Ah, j'allais encore oublier les nombreux vehicules a l'arret ou qui s'arretent brusquement a cause d'une panne seche ou d'une defaillance mecanique impromptue mais normale vue la precarite et l'age du parc automobile, ici au Caire. Les taxis rentrent egalement dans cette categorie et ils ne facilitent en rien la vie du cycliste, croyez en mon experience.
Situation normale donc pour ces vehicules qui s'arretent un peu partout et n'importe ou sur les routes mais cette situation devient totalement anormale pour le cycliste qui les tamponne aussi spontanement que naturellement. Mais comme ces vehicules sont deja cabossees de partout, ou est donc le probleme?
Il n'y a pas de probleme precis ici au Caire et encore aujourd'hui, je me demande comment il n'y a pas plus d'accidents de la circulation au Caire.
En Belgique, deja plus de la moitie de la population du Caire serait morte ou du moins accidentee.
Il n'y a qu'un seul probleme, ici, au Caire mais avec un cortege de consequences dramatiques: il y a trop de voitures.
J'ai commence a montrer une esquisse de solution pour parer a cet probleme.
Et ce sera donc a velo que je vais rejoindre l'aeroport international du Caire ce dimanche a partir du centre de la ville.
Je vais imperativement passer devant le palace du baron qui ressemble a un temple hindou a Heliopolis.
Et ce baron n'etait autre qu'un belge au nom d'EMPAIN Edouard Louis Joseph promu a ce titre par les francais.
E1000
27 septembre 2007
AVIS DECEPTION E1000
J'ai la profonde douleur de vous annoncer que je vais essayer de prendre l'avion sur le velo ce dimanche 07 octobre 2007 pour m'evader de l'Egypte.
Je compte sprinter sur la piste de l'aeroport de Zaventem pour arriver le premier a 18.30.
Le prix est de 99,99 euros pour moi et de 10 euros pour le velo.
Je viens d' effectuer un tour de reconnaissance du chemin du centre ville du Caire jusqu'a son aeroport international
et ce tour va certainement declencher l'envoi d'un nouveau message dans votre boite electronique de reception.
En attendant, compatissez dans la serenite a ma tres grande tristesse.
E1000
21 septembre 2007
LES DIEUX PHARAONIQUES S'OPPOSENT AU DEPART D' E1000
A compter du 15 septembre 2007, il n'y a plus de bateaux qui assurent la liaison Port Said, Egypte, Chypre. Nous rentrons dans la saison de l'hiver.
De plus, pour prendre un bateau cargo, l'Egypte, pour accorder son visa de sortie, impose d'avoir un contrat de travail sur le bateau, autrement dit, il faut faire partie du personnel d'equipage a bord du navire.
L'etau des possibilites d'evasion de l'Egypte se reserre donc mais E1000 continue de garder le moral.
Il est toujours en Egypte et content de l'etre. Il a rejoint le Caire en velo, il a encore du mal a le croire.
Et en attendant, il tourne en jouant plusieurs roles.
E1000
31 août 2007
ARTICLE PARU DANS LE JOURNAL RIADH
Merci a Sarah Lameche pour avoir bien voulu assurer la traduction:
Le Riadh
Journal quotidien de Riadh.
Dimanche 15/juillet/2007.
Il a parcouru des milliers de kilomètres sur son vélo.
¨ Le Ibn-Batota belge¨ Traverse les plaines et les montagnes pour arriver en Palestine.
Ramallah -Abdessallam El-Rimaoui.
Durant deux semaines de voyage sur son vélo à Jérusalem (EL-Kouds)et ses environs, le belge Emile Mathay a pu prendre conscience de la situation en Palestine et a compris que la paix sur cette terre est difficile à atteindre tant qu’Israël persiste à semer les graines de la haine avec ses frontières et ses murs.
Mathey, ( 52ans) n’est pas un politicien mondial ou porteur d’une pensée ou idéologie mais, un être quelconque sensibilisé par ce qu’il a observé comme les actes policiers auxquels il ne s’attendait pas dans cette étape d’un parcours aventurier qu’il a entamé depuis plus de neuf mois comprenant des pays d’Europe et des villes du moyen orient.
« La Syrie est un des plus magnifiques pays que j’ai visité, j’y ai passé deux mois. Les gens sont très gentils, hospitaliers et aidants.
Israël est assurément la pire. L’être humain ne peut croire en ce XXIe siècle qu’une ville peut vivre à ce point autant de persécution de la part de la police. Personne ne peut agir ou se déplacer sans être soumis à la suspicion, au doute et aux accusations. Il lui est impossible de faire quoi que ce soit sans l’aval des autorités et de la sécurité. »
Mathay a été victime il y a deux ans d’un accident. Un engin a heurté son véhicule lui occasionnant de graves blessures et une fracture du dos. Il lui a été conseillé pour sa rééducation de pratiquer du vélo et de la natation jusqu’à rétablissement.
Lors d’une rencontre à Ramallah, Mathey nous dit : « J’ai obtenu un visa d’une année dont le montant mensuel était de 100 € !. J’avais donc deux possibilités ; soit faire le tour de mon village (Fouches près d’Arlon) sur mon vélo, soit prendre un nouveau départ dans une autre direction. J’ai donc décidé de partir à l’aventure autour de la mer méditerranée.
Mathay a commencé son périple le 6 juillet 2006 sur son vélo qui lui a coûté 85 €, suivant le cours du Danube depuis son point de départ en Belgique. Il est passé par le Luxembourg, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie la Hongrie, la Croatie, la Serbie jusqu’en Roumanie.
Puis il a poursuivi son parcours vers la Bulgarie, la Turquie, la Syrie, le Liban, la Jordanie et la Palestine.
Le voyageur occupait un emploi de programmateur informatique avant d’hériter de son père d’une ferme. Il l’accepta mais l’accident dont il a été victime l’a obligé à réfléchir à une nouvelle possibilité lui permettant de vivre « une deuxième naissance ».
Un vélo, un sac à dos, une caméra, un système GPS, une tente, une carte et un pécule lui permettant de tenir une année à raison de 10€ par jour sont ses seuls moyens matériels pour vaincre le rude hiver Européen. Il a parcouru 8mille Kms jusqu’à son arrivée en Palestine.
« C’est pour moi un miracle car au début je ressentais des douleurs dorsales, qui se sont estompées par la suite de façon incroyable à tel point que je gravissais les montagnes du Liban avec mon vélo sans ressentir la moindre douleur ! »
Mathay s’est doté d’une petite tente qu’il transportait d’un pays à un autre « Les hôtels étaient le plus souvent complets dans les villes où j’arrivais, en Autriche par exemple j’ai planté ma tente dans un lieu sécurisé entre les deux bras du Danube. Si j’étais tombé sur la police, ils m’auraient verbalisé ».
Mathay a passé deux semaines en Palestine pendant lesquelles il s’est déplacé entre Jérusalem, le village d’Ain el Karam et Beit Laham. Il y a visité l’église où il a prié et a entrepris une excursion autour de Tabaria (mer morte), visitant El Naséra et la montagne Tabour el Barakati …, Haifa, Akka où il a goûté à ses poissons avant d’arriver à Ramallah.
L’expédition n’était pas sans désagréments, surtout avec les Israéliens. Il raconte comment il procède et tente comme à chaque endroit de faire des photos des lieux et de lui-même sur son vélo. C’est ce qu’il fit à l’arrière d’une synagogue. « Il ne m’a fallu que quelques minutes pour entendre les sirènes des voitures de police braquant sur moi leur arme. »
Il dit : « La première question qui m’a été posée était si je parlais l’arabe, j’ai répondu négativement, ce qui a suscité encore plus leur curiosité et l’interrogatoire commença me demandant ce que je faisais là. J’ai alors tout expliqué, leur réponse était : Assurément vous êtes perturbé mentalement !
Ils se sont comportés avec moi comme avec un terroriste et m’ont conduit au poste de police pour faire une déclaration. »
Mathay parle six langues ; le Français, l’Allemand, le Néerlandais, l’Anglais, l’Espagnol en plus du Luxembourgeois, qui lui ont permis de communiquer avec différents peuples mais cela ne lui a été d’aucune aide avec les Israéliens !
Ce scénario s’est répété lorsqu’il a tenté de faire une photo de lui à proximité du consulat américain à Jérusalem, il y eut de nouveau une arrestation et un interrogatoire. Il en a fait les frais et se demande comment les choses se passent pour les Palestiniens, c’est un état policier dit-il et malgré les projections de pierres par des enfants dans le camp de Kalnadia qu’il a traversé en direction de Ramallah, Il ressent quand même une grande différence d’hospitalité de la part des palestiniens.
Il a adressé une parole aux deux peuples pendant son séjour : « J’ai l’espoir que vous arriviez à vivre ensemble un jour mais j’en doute fort, la situation est terrifiante ici, il règne une rancœur et une haine qu’il est difficile de surmonter, le chemin vers la paix ne peut se construire en édifiant des limites et des murs… »
Il a exprimé ces sentiments et a témoigné en ayant peur des représailles de l’état israélien si ses propos étaient publiés. Il a donc demandé de différer cet article après sa sortie des frontières si son vélo tient le coup jusque-là ! Notons qu’il lui fait subir une révision à chaque fois qu’il est nécessaire. À ce propos il nous confie qu’il a eu un souci technique dix Kms avant son arrivée à Jérusalem. Il a dû les faire à pied. « J’ai été reçu avec très peu d’enthousiasme à la frontière israélienne ! »
Le Caire était sa prochaine étape après la Palestine et il se pourrait que lui succède la Libye puis la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, Gibraltar, l’Espagne, la France et la Belgique. Cependant il craint que les autorités libyennes ne l’empêchent d’y entrer vu l’apposition du tampon israélien sur son passeport. De là il compte prendre le bateau vers la Grèce et de là regagner la Belgique.
Diffuseur de l’article : http://www.alriadh...............
Cette information est issue du siège du journal quotidien de Riadh, www.alriadh.com
Tous droits réservés à la société……
E1000 A L' ENFER DES PHARAONS
Apres une exploration harassante au pays des pharaons et plus particulierement autour de Luxor et d'Assouan, je n'ai trouve que des egyptiens arnaqueurs, harceleurs, agresseurs, emmerdeurs, enquiquineurs, menteurs, voleurs, envahisseurs, quemandeurs, guetteurs, epieurs et harengeurs.
Ils ont reussi a me mettre dans un etat tel qu'il est impossible de vous le decrire.
Les nerfs sont de facon permanente mis a rudes epreuves et le coeur face a toutes les tensions exercees etait egalement sur le point de lacher.
Deja au petit dejeuner alors que ce dernier etait inclus dans le tarif de 15 livres egyptiennes par jour, on commence a me reclamer 2 livres supplementaires sous pretexte qu'on m'avait prepare du the special ce jour-la a Assouan.
Vous n'osez pas sortir de l'hotel car vous etes envahi de suite et agresse de maniere continue pendant toute la journee.
Vous etes interpelle sans cesse, on vous klaxonne de partout et on vous crie de tous cotes.
Vous voulez fuir mais on vous rattrappe de suite.
Vous voulez vous cacher mais on vous debusque sur le champs.
Vous avez le malheur de vous arreter, vous ne pouvez plus avancer.
On ne vous propose plus on vous impose, vous vivez un veritable cauchemar dans un veritable enfer sous une veritable chaleur.
Toute la journee, vous etes assomme par
ces invitations repetitives:
caleche par ici, taxi par la et pourquoi pas felucca.
Toute la journee, vous etes pries de visiter les echoppes de pieges a touristes avec l'avantage extraordinaire qu'il ne faut pas payer pour les voir.
Toute la journee, vous etes noye sous les propositions de bouteilles d'eau froide, glacee
ou a temperature ambiante, seul le choix est le votre.
Toute la journee, vous attrapez des indigestions suite aux sommations continuelles de vous restaurer.
Et toute la journee, sans distinction de quelconque segregation ou discrimination, enfants orphelins, veuves joyeuses, malades bien-portants, polices pour touristes vous matraquent: money par ici, bachish par la, cadeaux partout.
Et toute la journee, les prix sont multiplies par un coefficient qui va dependre de la tete du et du portefeuille du client.
Toujours a Assouan, je me suis rendu dans un espece de super-marche ou tous les articles sont affiches avec leur prix en chiffres arabes, quoi de plus naturel puisque nous sommes en Egypte.
Ma religion m'interdit en effet d'acheter des produits dans des magasins ou les prix ne sont pas affiches clairement lorque je ne parle pas la langue du pays de ce magasin.
Je remplis donc mon panier avec les articles courants de consommation tels que du savon, dentifrice, biscuits, ... et je passe a la caisse.
Des mon approche, le caissier fait signe a une autre personne de venir s'occuper de mon cas.
Peut-etre cette attitude est justifiee par la non-connaissance de l'anglais par le caissier mais cela reste bizarre tout de meme.
Aussi, l'autre personne arrive avec une calculette numerique.
Il prend chaque article et tape le prix avant de me le montrer.
Pour le premier article, il avait multiplie le prix par deux, peut etre avais-je mal vu ou confondu?
Pour le second article, le prix est egalement multiplie par deux, serais-je devenu myope?
Pour le troisieme article, le prix passe de 3 livres a cinq.
Alors la, j'interromps ce caissier special et lui demande de me suivre.
Je me rends a l'etalage ou j'avais pris cet article et lui montre le prix en arabe.
Je lui demande, ca en pointant mon doigt sur le chiffre 3 en arabe, est-ce 5?
Il est reste fige, suffoque d'etonnement que je connaisse les chiffres en arabe.
Tu es un 'mauvais musulman' que je crie bien fort pour que tout le monde du magasin puisse l'entendre, tu ne merites pas que j'achete le moindre article de ton magasin et je repars en claquant la porte.
C'est l'injure la plus profonde que vous pouvez invectiver au Moyen-Orient pour blesser quelqu'un ici mais vous avez interet a ne pas vous tromper lorque vous l'utilisez.
Toujours sur la corniche d'Assouan, je suis interpelle par un marchand ambulant qui me propose 3 bouteilles d'eau froide pour cinq livres.
Cela est etonnant car le prix d'une bouteille d'eau sur la corniche ou s'affairent tant de touristes est justement de cinq livres.
Je lui tends un billet de vingt livres et profitant d'un instant d'inattention de ma part, il transforme mon billet de 20 livres en un billet de cinquante piastres, soit une demie-livre.
La gangrene ne frappe pas seulement les endroits touristiques mais s'etend bien au-dela.
A Louxor par exemple, je me suis rendu dans un marche local pour acheter des fruits comme a l'accoutumee.
Le prix dans toute l'Egypte tourne autour de 2 livres par kilo mais a Louxor on pretend que le prix est de 2 livres par 100 grammes, soit 20 livres le kilo.
Le KASAB est partout dans toute l'Egypte de 50 piastres par verre de 25 centilitres excepte a Louxor et Assouan ou il est de 1 livre pour les avertis et de 5 livres pour les touristes.
Mais d'apres vous, qu'est-ce que ce fameux KASAB?
Il possede des fonctions DIURÉTIQUES extraordinaires.
Je l'ai teste a maintes reprises et la fauvette a extraordinairement gazouillee.
E1000
28 août 2007
MAIS QUE FAIT E1000 EN EGYPTE
De retour de ma remontee du Nil jusqu'a 40 kilometres du Soudan, j'ai ete remarque dans mon Sultan palace hotel a 11 livres egyptiennes par jour et sollicite pour effectuer un travail ici au Caire.
En quoi consiste ce travail?
Il n' est peut etre pas tres remunerateur mais il me permet de decouvrir l'Egypte sous une autre facette.
De plus, je n'ai jamais effectue dans ma vie ce genre de travail qui est tout a fait honnete, je vous rassure tout de suite.
Enfin, je ne prends pas la place d'un egyptien car il ne possede pas les caracteristiques recherchees.
Comme les bonnes reponses seront nombreuses, voici une question subsidiaire:
quels ateliers mecaniques belges sont a l'origine du chemin de fer egyptien?
A vos postes, google et wikipedia?
E1000
21 août 2007
PREMIERES SURPRISES E1000
VOUS N'ETES PAS AU BOUT DE VOS SURPRISES AVEC E1000
et ceci n'est que le debut.
En fouinant dans le lien ci-dessous, vous pouvez voir l'integralite de l'interview avec les membres du Palestinian Media Center lors de mon passage a Ramallah et qui vient d'apparaitre dans le saudi Al-riyadh daily wide spread newspaper apres la parution dans deux journaux en Palestine.
Je vous souhaite une bonne recherche et une agreable lecture pour egayer les fins de vos vacances.
http://www.alriyadh-np.com/2007/07/15/article265247.html
E1000
16 août 2007
COMBLE D' E1000
Il a fallu que je vienne a Louxor pour apprendre que si je voulais voir l'autre obelisque qui precede le temple de Louxor, eh bien, je devais retourner en Europe pour voir l'obelisque manquante ici a Louxor.
Pouvez-vous m'aider en indiquant la localisation precise de cette obelisque?
Cette information me sera fort utile pour planifier un eventuel retour.
Decidemment, bientot il faudra venir a Fouches si l'on veut voir toute la tour Eiffel !!!!
Et pour departager les bonnes reponses, comment s'appelait Louxor avant Thebes?
Le nom etait tres evocateur de l'autorite supreme que devait incarner cette cite.
Encore bonnes vacances a tous meme si la fin est proche.
E1000 sur les traces de ces fameux pharaons!
